Présentation générale de la région de
Franche-Comté :
(Sources Wikipedia)
La
Franche-Comté est une région
française qui regroupe quatre
départements :
le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le
Territoire de Belfort. Avec une surface
de
16 202 km2,
la région représente près de 3 % du
territoire français. La capitale
régionale de la Franche-Comté est
Besançon, principal pôle urbain avec
Belfort et Montbéliard.
La Franche-Comté est une des rares
régions françaises dont le territoire
actuel correspond à une province
historique (l'ancien Comté de Bourgogne
et le comté de
Montbéliard constituent la
majeure partie de la région actuelle).
Cette unité historique, marquée par une
assez grande autonomie dans le passé
(notamment sous les Habsbourg), ainsi
qu'une annexion récente par la France
(en 1678), explique la forte identité de
la région.
Les habitants de Franche-Comté sont
appelés les Francs-Comtois et les
Franc-Comtoises. Le mot
Comtois est également utilisé, comme
dans la devise " Comtois, rends-toi !
Nenni ma foi !"
[1]
ou pour désigner des symboles de la
région, le cheval
Comtois
et l’horloge Comtoise.
Origine du nom Franche-Comté
La tradition rapporte que le Comte de
Bourgogne Renaud III (1126-1148) aurait
refusé de prêter l’hommage à l’empereur
germanique Conrad III (1138-1152), ce
qui aurait valu le surnom de
Franc-Comte lequel serait peut-être
à l’origine du nom Franche-Comté, mais
il faut attendre 1366 pour qu’un
document officiel mentionne cette
dénomination. Une autre origine est
peut-être le fait que la région était
une terre franche, c'est-à-dire exempte
de taxes douanières. Le nom de
Franche-Comté n'apparut
officiellement qu'en 1366 ; auparavant,
on parlait de la comté de Bourgogne.
Aujourd'hui, le mot Comté est
masculin, mais on dit toujours la
Franche-Comté.
Histoire de la Franche-Comté
Habitée
au paléolithique inférieur, la
Franche-Comté
fut relativement unie dès l'Antiquité. À
l'origine territoire des Séquanes, elle
passa sous domination romaine après la
chute de Vercingétorix. Occupée
brièvement par les Burgondes après les
Grandes
invasions, elle fut annexée par
les Francs en 534. Après la mort de
Charlemagne, elle changea de maître
plusieurs fois, faisant partie, selon
l'époque, du
Saint Empire romain germanique,
du royaume de France ou du duché de
Bourgogne. Ce n'est qu'en 1678 par le
traité de Nimègue que la
Franche-Comté
deviendra définitivement française.
La région de Franche-Comté est
divisée en 4 départements, le Doubs
étant le plus peuplé et le Territoire de
Belfort le plus dense :
| Département |
Numéro Département |
Population |
Densité de population |
Chef-lieu |
| Doubs |
25 |
516 157 |
102 hab./km² |
Besançon |
| Jura |
39 |
257 399 |
54 hab./km² |
Lons-le-Saunier |
| Haute-Saône |
70 |
235 867 |
45 hab./km² |
Vesoul |
| Territoire de Belfort |
90 |
141 201 |
237 hab./km² |
Belfort |
La Franche-Comté est composée de 1
786 communes dont la surface moyenne est
largement inférieure à la moyenne
métropolitaine (9 km2
au lieu de 15).
Géographie
De
par sa position au centre de l'Europe,
la Franche-Comté est un passage obligé
des mouvements à la fois humains et
économiques. En effet, la région,
frontalière avec la Suisse, est aussi
très proche de 2 grands pays européens :
l'Allemagne et l'Italie.
La Franche-Comté est une région
montagneuse. Elle contient une partie
importante du massif du Jura, en bordure
avec la Suisse. Au nord de la région se
trouve le massif des Vosges (une partie
du Ballon d'Alsace se trouve en
Franche-Comté).
Les trois principaux sommets sont le
Crêt Pela à 1495 m dans le Jura, le mont
d'Or culminant à 1463 m dans le
département du Doubs et le Ballon
d'Alsace culminant à 1 247 m dans le
territoire de Belfort. Les sommets les
plus élevés du massif du Jura se situent
en Suisse ou dans l'Ain.
La région possède 5 350 km de cours
d'eau dont 4 549 km où la pêche est
possible et 320 km de voies navigables.
Les principales rivières de la région
sont la Saône, l'Ain, la Cuisance, le
Doubs, la Loue, l'Ognon, la Bienne, la
Valouse, le Suran, la Seille, le
Hérisson, la Savoureuse, l'Autruche, l'Allaine
ou l'Allan (en France), le Lison. On y
dénombre pas moins de 80 lacs et 1000
étangs, comme le lac des Rousses, lac de
Chalain, lac du Vernois,
lac de Vesoul-Vaivre,
lac de Saint-Point, lac de Remoray, lac
de Bonlieu, lac de Narlay et le fameux
lac de Vouglans qui est la deuxième
retenue artificielle française avec 605
millions de m³.
La Franche-Comté est la région la
plus boisée de France. Sur 43 % de son
territoire régional, soit 705 000 ha, on
trouve de grandes forêts de
hêtres,
de chênes et de sapins dont certains
peuvent se dresser jusqu'à 50 mètres. L'épicéa
et le sapin sont les arbres
emblématiques du massif du Jura et leurs
massifs résineux en font la plus grande
sapinière européenne. Fière de son
statut de région la plus verte de
France, la Franche-Comté possède
aussi la deuxième forêt de feuillus de
France sur 22 000 ha : la Forêt de
Chaux.
Deux grands types d'écosystèmes
caractérisent cette région ; forestiers
et des lacs/étangs/tourbières qui
offrent un refuge à une biodiversité
élevée, dont de nombreux oiseaux, cerfs,
sangliers, écureuils,
chats sauvages.
Le grand
tétras, le lynx et enfin le
retour du chamois sont emblématiques de
la protection et de la restauration des
habitats naturels dans la région.
Certaines parties du territoire sont
parfois confrontées au pullulement de
campagnols des
champs.
Population
Article détaillé : Démographie de la
Franche-Comté.
La population totale de la région
était de 1 151 000 en 2007. La
croissance démographique est d'environ
0,20 % par an entre 1990 et 1999[2].
D'un point de vue démographique, la
Franche-Comté est relativement
contractée, avec d'un côté ses hauts
plateaux et ses bassins relativement
vides avec quelques villages et
petites villes clairsemés. De l'autre
côté, elle compte deux grands bassins
démographiques, les deux situés dans le
département du Doubs, l'un à cheval sur
le Territoire de Belfort: Aire urbaine
Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle avec
300 000 habitants, suivi de celui de
Besançon avec plus de 220 000 habitants.
Pour autant, Besançon est la première
unité urbaine
de la région Franche-Comté avec environ
134 000 habitants, suivi de Montbéliard,
117 000 habitants et de Belfort, 92 400
habitants.
5,9 % de la population franc-comtoise
est immigrée contre 7,4 % au niveau
national. Les 5 pays d'origine les plus
représentés sont le Maroc (15,7 %),
l'Algérie (14,1 %), le Portugal
(13,9 %), l'Italie (12 %) et la Turquie
(10,6 %).
Principales villes
|
|
| Ville |
Département |
Population |
Aire Urbaine |
|
Besançon |
Doubs |
117
080 |
222
381 |
|
Belfort |
Territoire de Belfort |
50
863 |
104
962 |
|
Montbéliard |
Doubs |
26
535 |
180
064 |
|
Dole |
Jura |
24
606 |
40
059 |
|
Pontarlier |
Doubs |
18
778 |
29
218 |
|
Lons-le-Saunier |
Jura |
17
879 |
54
486 |
|
Vesoul |
Haute-Saône |
16
370 |
45
291 |
|
Audincourt |
Doubs |
14
637 |
// |
|
Saint-Claude |
Jura |
11
950 |
13
938 |
|
Valentigney |
Doubs |
11
531 |
// |
|
Héricourt |
Haute-Saône |
10
361 |
// |
|
Lure |
Haute-Saône |
8
352 |
12
644 |
|
Champagnole |
Jura |
8
135 |
// |
|
Luxeuil-les-Bains |
Haute-Saône |
7
575 |
16
099 |
|
Morteau |
Doubs |
6
293 |
// |
|
Bethoncourt |
Doubs |
6
271 |
// |
|
Gray |
Haute-Saône |
6
262 |
// |
|
Delle |
Territoire de Belfort |
6
113 |
// |
|
|
Économie
de la
Franche-Comté
Agriculture
La production agricole s’appuie sur
l’élevage bovin (Montbéliarde) et la
production de fromages (le Comté, le
Mont d'Or,
le Morbier, le bleu de Gex, la
Cancoillotte). Parmi ces fromages,
quatre sont des AOC.
La culture de céréales et
d’oléagineux est significative.
La région possède également des
vignobles qui produisent des vins
d’exception. La Franche-Comté est la
seule région viticole du monde à
produire cinq sortes de vins bien
distinctes: les rouges, les blancs, les
rosés, les jaunes et les vins de paille.
Enfin, la forêt comtoise qui recouvre
42% du territoire génère de nombreux
emplois.
Industrie
La Franche-Comté est,
proportionnellement à sa population, la
première région industrielle de France,
6 emplois sur 10 sont dans le tertiaire
et le taux de chômage s'élevait à 8,5 %.
Le PIB
par habitant en 2002 y était de 21 897
€. Elle est également la plus
exportatrice de France. En 2003, le PIB
franc-comtois s'élevait à 25,6 milliards
d'€[3]
soit 1,6% du PIB français. Le PIB de la
région croît à un rythme moyen de 2 %
par an, ce qui classe la Franche-Comté
parmi les régions les plus dynamiques de
France. Ce dynamisme est notamment dû à
un domaine industriel important.
Le pôle urbain Montbéliard-Belfort
est le centre économique de la région,
essentiellement dédié à l'automobile et
au TGV. Le site industriel
Peugeot -
Citroën Sochaux est le premier de
France avec 13 841 salariés en septembre
2006. Il produit actuellement la Peugeot
607, la Peugeot 307 CC et SW et la
nouvelle Peugeot 308. Il est aussi le
premier employeur de la région.
L'automobile se voit être le fleuron de
l'industrie, Peugeot et ses autres
filiales y représentent jusqu'à 10 % de
la production de France.
À Belfort se situent les usines
Alstom spécialisées dans la production
ferroviaire, notamment pour les TGV,
ainsi que dans les générateurs et
turbines industriels.
La ville de Besançon est un véritable
centre pour les secteurs de la
mécanique. Elle est un pôle d'excellence
historique des microtechniques, du temps
fréquence et du génie biomédical, ainsi
que le premier centre européen du
découpage de haute précision. En juin
2005, la ville s'est vu décerner un
label de pôle de compétitivité national
dans le domaine des microtechniques.
Tourisme
Durant la saison hivernale, les
séjours se concentrent dans les massifs
montagneux (stations des Rousses et de
Métabief principalement). La place du
ski alpin est assez réduite, en
revanche, le ski de fond est pratiqué en
de nombreux endroits.
L’été, la Franche-Comté offre aux
amateurs de randonnées, de cyclisme sur
route (notamment grâce au ballon
d'Alsace) et de VTT de nombreuses
activités. On pratique également la
pêche au bord des rivières et des lacs
de la région, ainsi que le tourisme
fluvial dans la vallée de la Saône.
L’hôtellerie de plein air concentre près
de 40 % de ses nuitées dans le pays des
Lacs avec la présence de campings de
taille relativement importante. Tous
hébergements confondus, près des 2/3 de
la consommation touristique est faite
d'avril à septembre.
| Sites de
Franche-Comté
enregistrant plus de 100
000 entrées |
Entrées |
Rang national |
|
Citadelle de Besançon |
280 000 |
82 |
| Saline
royale d'Arc-et-Senans |
150 000 |
150 |
| Musée
Peugeot de Sochaux |
110 000 |
218 |
|
Malgré la position frontalière de la
région, La Franche-Comté accueille
environ 1,7 % des séjours français[4],
aussi bien pour les séjours courts que
les longs.
|
Touristes étrangers |
|
Hôtellerie nombre de
nuitées |
Pays d'origine |
Camping-Caravaning
nombre de nuitées |
| 1 578 |
France |
447 |
| 134 |
Allemagne |
147 |
| 44 |
Royaume-Uni /
Irlande |
477 |
| 51 |
Suisse |
35 |
| 50 |
Belgique /
Luxembourg |
32 |
| 35 |
Pays-Bas |
478 |
| 30 |
Italie /
Grèce |
3 |
| 15 |
Espagne /
Portugal |
2 |
| Source:
INSEE 2002; Comité
régional du tourisme;
Unité: millier |
|
Transports
Le réseau routier comtois est assez
développé, l'A36 (la Comtoise) est sur
l'axe reliant l'Allemagne et l'Alsace
avec Lyon et plus loin Marseille. Cette
autoroute dessert Belfort, Montbéliard,
Besançon et Dole, les villes les plus
importantes de la région. L'A39 relie
Dijon à Bourg-en-Bresse via
Lons-le-Saunier.
Le réseau ferré est également
structuré suivant un axe comparable
(ligne Mulhouse - Dijon ou Strasbourg -
Lyon), voir TER Franche-Comté. Le
reste du territoire bénéficie d'une
offre de transport en commun plus faible
ou parfois inexistante. Avec l'arrivée
en 2011 du TGV en Franche-Comté, de
nombreuses gares sont en construction,
la Gare de Belfort-Montbéliard TGV et la
Gare de Besançon-TGV.
Le réseau fluvial est lui aussi
orienté sur un axe comparable (du
nord-est à l'ouest de la région) avec le
canal Rhin-Rhône.
La région Franche-Comté est désservie
par plusieurs petits aérodromes dont le
principal est l'Aéroport de Dole -
Tavaux. Le nord de la région
Franche-Comté est également desservi par
l'Aéroport international
Basel-Mulhouse-Freiburg, situé à environ
65 km de Belfort et l'aéroport
international de Genève-Cointrin
n'est qu'à une cinquantaine de
kilomètres de Morez.
Sites et monuments
Sites naturels
- Le Parc naturel régional du
Haut-Jura situé dans le
sud-ouest du massif du Jura.
- Les Cascades du Hérisson,
les plus remarquables du Jura. Ces
cascades sont particulièrement
impressionnantes au moment de la
fonte des neiges ou lorsqu'elles
sont gelées lors des grands froids.
- Le Ballon d'Alsace, 1 247
mètres d'altitude, sommet de la
partie sud de la chaîne des Vosges.
Il est situé aux confins de
l'Alsace, de la Franche-Comté et de
la Lorraine, au cœur du Parc naturel
régional des Ballons des Vosges.
- Le Lac de Vouglans, situé
dans le Jura. Il est la deuxième
retenue artificielle française avec
605 millions de m³. Un barrage
(voûté à double courbure) a été
installé par EDF entre 1964 et 1969.
- La reculée de
Baume-les-Messieurs.
- Le Mont d'Or et d'autres
sommets du massif du Jura.
- De nombreuses grottes: le
gouffre de Poudrey (la plus vaste
salle souterraine aménagée en France
et qui compte parmi les dix plus
importantes d'Europe); la grotte
d'Osselle (son décor naturel, la
variété de ses cristallisations et
colorations, ses phénomènes
géologiques et ses trésors
historiques et préhistoriques en
font une grotte classée parmi les
plus étonnantes grottes mondiales ;
c'est également la plus ancienne
caverne touristique connue, avec
celle d'Antyparos en Grèce); la
grotte de la Glacière (unique en
Europe, le seul lieu où l'ont peut
voir de la glace à 525 mètres
d'altitude en été) ; la grotte des
Moidons ; la grotte de Baume Les
Messieurs ; la grotte des Planches ;
la grotte Sainte-Anne ...
Le Lac de Vouglans
Deuxième retenue
artificielle française
|
|
Reculée de
Baume-les-Messieurs
|
Le Gouffre de
Poudrey Le plus
vaste aménagé de France.
|
Monuments
Héritière d'une histoire mouvementée,
la Franche-Comté conserve de nombreux
monuments :
- Forts et fortifications sont
très présents en Franche-Comté,
région française frontalière. La
Citadelle de Besançon est l'une
des plus belles citadelles
fortifiées de
Vauban
et inscrite au patrimoine mondial de
l'UNESCO. Il faut aussi mentionner
le fort de Joux, le fort des
Rousses, le Château de Montbéliard
ou les fortifications de Belfort.
- La Saline royale
d'Arc-et-Senans est une œuvre de
l'architecte Claude Nicolas Ledoux.
Elle avait pour but la production de
sel, et devait remplacer les salines
vieillissantes de Salins-les-Bains
et de Lons-le-Saunier. Elle est
reconnue commepatrimoine
mondial de l'UNESCO
- Le Lion de Belfort est
une sculpture de
Frédéric
Bartholdi. L'œuvre symbolise
la résistance héroïque de Belfort
face à l'armée prussienne en 1870.
- La
Chapelle de Ronchamp
construite par l'architecte
franco-suisse Le Corbusier et
terminée en 1955.
- De nombreux villages
pittoresques.
La Citadelle de
Besançon Premier
site touristique de
Franche-Comté
|
Le village de Lods
Consideré comme l'un des
plus beaux de France
|
Le Lion de Belfort
et la citadelle de
Vauban
|
Les Saline royale
d'Arc-et-Senans
|
|
|
Le château d'Oricourt,
le château fort du
XIIe siècle
le mieux conservé en
Franche-Comté.
|
Culture
Langues
Le franc-comtois[6]
est une langue romane appartenant à la
famille des langues d'oïl qui se parle
notamment en Franche-Comté. On la
désigne par « franc-comtois », « langue
comtoise », « parler comtois
d'oïl » et souvent par le terme de
patois. On peut la désigner également
par le terme jurassien ou
franc-comtois-jurassien car elle est
également parlée dans le canton du Jura
en Suisse. Le franc-comtois-jurassien
fait partie d'un groupe linguistique qui
comprend le picard, le wallon ainsi que
le lorrain. Ces langues ont en effet un
certain nombre de caractéristiques en
commun, notamment une influence
germanique.
La langue se retrouve sur les
départements de la Haute-Saône, du
Territoire de Belfort, du Doubs, dans la
partie nord du Jura, ainsi que dans le
canton du Jura (Suisse) ainsi qu'une
petite partie du
département du
Haut-Rhin alsacien. Son domaine
est limité au sud par les zones des
parlers francoprovençaux, à l'ouest par
les parlers bourguignons et champenois
et au nord par le lorrain.
En franc-comtois, Franche-Comté se
dit Fraintche-Comtè.
La partie sud de la Franche-Comté
(sud du département du Jura et du Doubs)
fait partie de l'ensemble linguistique
« francoprovençal » (aussi appelé
arpitan).[7]
Le francoprovençal constitue l'une
des trois grandes langues romanes avec
l'occitan (langue d'oc) et le groupe des
langues d'oïl. Cette langue possède de
nombreuses variations locales et se
décline en de nombreux dialectes. À
mi-chemin entre le groupe des langues
d'oïl et la langue d'oc, il constitue un
groupe linguistique roman distinct. Il
existe une variante dialectale parlée
dans le sud de la Franche-Comté : le
jurassien.
En francoprovençal, Franche-Comté se
dit Franche-Comtât.
Architecture traditionnelle
- Le symbole le plus marquant de
la Franche-Comté (parce que visible)
est sans aucun doute le Clocher
Comtois dit Clocher à dôme à
impériale. Il existe 665 clochers de
type "dôme à l'impérial" (forme
généralisée du
XVIIIe
à mi-XIXe siècle),
tous différents les uns des autres
par leur taille et surtout leur
couverture. Cette dernière est faite
soit de
tavaillons ou de plaques de
métal dans les régions froides et
enneigées ou de tuiles plates
vernissées dans les plaines. Les
différentes couleurs vives de ces
tuiles permettent d'obtenir des
motifs géométriques et de
différencier les villages les uns
des autres. Plusieurs exemples de
couverture en tuiles vernissées
existent aussi sur certains
bâtiments publics anciens (l'hôtel
de ville de Gray par exemple).
- Les Fermes à tuyé sont des
habitations typiques de la région.
Ces fermes sont de taille importante
car elles devaient pouvoir protéger
les hommes et les animaux pendant
tout l’hiver. On appelait tuyé
l'immense cheminée en bois
pyramidale sur le toit, mais aussi
la pièce qui servait jadis de
fumoir.
|